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 Le bon usage des médicaments

Les médicaments

Qu’il s’agisse des médicaments en vente libre ou issus d’une prescription médicale, quelques recommandations générales sont à respecter. Elles peuvent varier en fonction du type de médicament (comprimés, gélule, collyre, etc.), de votre âge ou de situations particulières comme la grossesse. Comment distinguer les effets secondaires ?
Les recommandations générales
La forme galénique du médicament 
Les comprimés
Les gélules 
Les formes ophtalmiques
Les suppositoires
Les sirops
Les situations de prudence
Les effets secondaires
Liste non exhaustive des effets indésirables les plus souvent rencontrés
Les recommandations générales

La France est l’un des pays les plus consommateurs de médicaments. Ces produits font aujourd’hui partie intégrante de notre quotidien. Néanmoins, cette banalisation ne doit pas nous faire oublier quelques conseils de prudence

Une prescription personnalisée
Les médicaments vous sont prescrits par votre médecin pour une raison précise. Ne les prenez pas dans des circonstances qui vous semblent similaires sans avis médical, et ne les donnez pas à un membre de votre famille ou à un ami. Chaque prescription médicale correspond à un diagnostic particulier que seul votre médecin peut établir.

La durée du traitement
Respectez la durée de traitement prescrite par votre médecin. C'est particulièrement important pour certains produits comme les antibiotiques : même si les symptômes ont disparu et que votre état de santé semble s’améliorer, continuez à prendre votre traitement jusqu'à son terme. Un traitement antibiotique interrompu trop tôt expose au risque de récidive, avec des bactéries qui pourraient par la suite s’avérer résistants au traitement.

Les effets secondaires
Tous les médicaments peuvent occasionner des effets indésirables. Ceux-ci sont assez rares. Ils ne doivent pas vous dissuader de suivre le traitement qui vous a été prescrit. Les effets secondaires sont mentionnés pour vous rassurer en cas de survenue d’un nouveau symptôme. Pensez à le signaler à votre médecin traitant.

Les interactions médicamenteuses
Tous les médicaments peuvent interagir avec d'autres produits. C’est pourquoi vous ne devez pas, selon votre propre initiative, associer plusieurs médicaments, même si ces derniers sont vendus sans ordonnance. N’oubliez pas que votre médecin et votre pharmacien sont là pour vous conseiller.

Le réajustement thérapeutique
Certaines maladies peuvent modifier les effets des médicaments et nécessiter un "réajustement thérapeutique" par adaptation des doses. Soyez particulièrement prudent si vous présentez une maladie rénale, hépatique (foie) ou cardiaque. N'hésitez pas à demander conseil à votre médecin et pensez à évoquer vos maladies ou vos antécédents, lorsque vous allez chez un nouveau pharmacien ou consulter un nouveau médecin.

La forme galénique  du médicament

La forme galénique correspond à la forme sous laquelle vous prenez le médicament (comprimé, gélule, sirop, etc.). Galien, médecin grec du 2ème siècle après JC, a donné son nom à la pharmacie galénique, science de la mise en forme des médicaments. La galénique est l’art de la formulation.

Un médicament contient une ou des substance(s) active(s) mais aussi d’autres substances dites auxiliaires : les excipients. Les excipients ont des rôles très variés. Ils peuvent servir à favoriser l’absorption, à modifier le goût ou seulement à faciliter la fabrication.

Chaque forme galénique présente des spécificités et un usage particulier. Il convient de bien respecter les précautions d’emploi mentionnées sur la notice pour garantir le maximum d’efficacité et de sécurité. N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.

Les comprimés

Ce sont les formes les plus utilisées mais pas forcément les plus connues. En effet, en plus des comprimés normaux, il en existe de nombreuses sortes :

  • Comprimés à libération accélérée (comprimés effervescents, lyocs...) ;
  • Comprimés gastrorésistants (dont la digestion ne commence que dans l’intestin et pas dans l’estomac) ;
  • Comprimés à libération prolongée (les fameux LP).

Certains comprimés ne doivent surtout pas être écrasés (comprimés LP et gastrorésistants). Il est très important de prendre un verre d’eau pour avaler des comprimés, car cela évite de qu’ils ne collent à la paroi de l’œsophage ou de l’estomac et provoquent des ulcérations voire une perforation, sauf pour certains comprimés à laisser fondre dans la bouche.

Les gélules

Très utilisées, ces formes sont utiles pour les médicaments sensibles à la lumière ou qui ont mauvais goût. Là aussi, la prise avec un verre d’eau est très importante pour éviter que la gélule ne colle à l’œsophage ou à l’estomac. Contrairement aux comprimés LP, certaines gélules à libération prolongée peuvent dans certains cas être ouvertes pour être administrées plus facilement aux personnes ayant des difficultés à déglutir. N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien sur ce point.

Les formes ophtalmiques

Il s’agit de liquides (collyres) ou de pommades qui sont appliquées directement sur l’œil. Avec ces formes, il est important de bien respecter la durée maximale de conservation après ouverture (indiquée sur le tube ou le flacon). Ces préparations peuvent facilement être contaminées par des microbes. Attention, l’administration dans l’œil d’un collyre contenant des bactéries peut aboutir à des infections locales. De plus, pour éviter une contamination, il est vivement recommandé de ne pas toucher l’œil ou la paupière avec l’embout du flacon ou du tube. Enfin, respectez un intervalle de 15 minutes entre les applications de 2 collyres ou de 2 pommades ophtalmiques différents car l’un peut nuire à l’efficacité de l’autre.

Les suppositoires

Ces formes à utiliser par voie rectale sont généralement sensibles à la chaleur et doivent être conservées dans un endroit frais. Le suppositoire doit être introduit dans l’anus non pas par l’extrémité pointue mais par l’autre. Le réflexe du sphincter anal sur l’extrémité pointue permettant de chasser le suppositoire dans l’ampoule rectale où il va fondre.

Les sirops

Ces formes à base de sucre ou d’aspartam sont souvent utilisées chez les enfants. Chez les patients diabétiques, évitez les sirops à base de sucre. Chez les patients atteints de phénylcétonurie (affection due à un déficit en une enzyme hépatique permettant la transformation de la phénylalanine), évitez les sirop à base d’aspartam.

Même si le sucre en grande proportion présente des propriétés antibactériennes, il vaut mieux vérifier avant chaque utilisation que le sirop ne contient pas de volutes ni un "voile" signalant une contamination microbienne.


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